Questionnaire - Concertation préalable du SAGE Révisé

En cours  Aidez à construire l’avenir de l’eau sur notre territoire : ce questionnaire anonyme prend ~15 min et permet aux habitants et acteurs de faire entendre leur voix.  — 

Depuis 60 ans, le changement climatique est déjà visible sur le bassin versant de l’Ardèche, avec une température moyenne qui a augmenté de 2,5°C et des débits naturels qui ont considérablement baissé en été dans les rivières (de l’ordre de -30 %).

C’est ce constat qui a conduit la CLE à lancer dès 2020, la démarche prospective « Ardèche 2050 » et à réviser les ambitions du SAGE. Une première version de la stratégie a été adoptée par la Commission Locale de l’Eau le 22 janvier 2026. 

Dans une démarche de transparence et d’écoute, la Commission Locale de l’Eau a choisi de mener une concertation préalable à la révision du SAGE. Ce questionnaire intervient dans ce dispositif et permet au public de déposer avis et contributions. 

  Pas du tout conscient Peu conscient Moyennement conscient Conscient Très conscient
# 1b Éclairage

L’étude Ardèche 2050 amène à ces constats : les débits naturels des cours d’eau vont continuer à se réduire (-30 % supplémentaires d’ici 2050), les crues et les ruissellements seraient plus fréquents et intenses le reste de l’année, la qualité de l’eau et des écosystèmes pourrait se dégrader, les espèces se banaliser et certaines zones humides se fragiliser. La santé et l’environnement pourraient également être affectés par la prolifération d’espèces envahissantes. Le risque incendie pourrait s’accentuer en raison de l’assèchement des sols et de la végétation plus inflammable. 

# 1d Éclairage

Les enjeux proposés dans cette question reflètent les grandes priorités identifiées pour l’avenir de l’eau sur le territoire. Ils ont tous été pris en compte dans l’élaboration de la stratégie du SAGE, qui s’organise autour de cinq axes complémentaires visant à répondre de manière globale aux défis quantitatifs, qualitatifs, écologiques, climatiques et sociétaux. 

2 AXE 1 – Une eau disponible
# 2b Éclairage

En moyenne, en France, une personne consomme environ 150 litres d’eau potable par jour (soit 0,15m ³) . La majeure partie est utilisée pour la douche ou le bain (60 à 80 litres), puis pour les toilettes (20 à 30 litres) , le lavage du linge (15 à 25 litres) et la vaisselle (10 à 20 litres) , tandis que la cuisine et la boisson représentent 5 à 10 litres. L’arrosage du jardin ou du potager peut varier fortement selon la saison, de quelques litres à plus de 50 litres par jour. 



 

# 2e Éclairage

II a été démontré qu’en adoptant des gestes économes en eau, une famille de 4 personnes pouvait réduire sa consommation de 180 m³ à 80 m³ / an. Particuliers, collectivités, agriculteurs, industriels, acteurs du tourisme ont leur rôle à jouer - particulièrement en été. Les efforts partagés passent notamment par : le renouvellement des réseaux, l’installation d’équipements hydroéconomes, des cultures moins consommatrices en eau ou des solutions fondées sur la nature pour améliorer la rétention de l’eau dans les sols.  

3 AXE 2 – Une eau de qualité
# 3b Éclairage

La qualité de l’eau des rivières du bassin versant de l’Ardèche est globalement bonne, mais peut se dégrader ponctuellement, en particulier lors d’épisodes de pluie (apports de polluants par le ruissellement et par les réseaux d’assainissement). Les cours d’eau sont aussi sensibles aux phénomènes d’eutrophisation (développement d’algues avec concurrence entre toutes les espèces vis à vis de l'oxygène dans l'eau) qui perturbent l’équilibre des écosystèmes et des activités. L’enjeu est de préserver une bonne qualité malgré la hausse des températures et la baisse des débits. Le maintien d’un bon état des rivières permet aussi de renforcer leur capacité naturelle d’auto-épuration. 

# 3d Éclairage

Les pollutions du bassin versant de l’Ardèche sont principalement d’origine organique (assainissement domestique, agriculture, élevage), entraînant une baisse de l’oxygène dans l’eau et favorisant l’eutrophisation des cours d’eau. Des substances toxiques (pesticides, métaux, hydrocarbures, PFAS…) sont parfois présentes mais de manière localisée et en faibles quantités. Le SAGE préconise d’agir en priorité sur les pollutions organiques tout en prévenant les contaminations par les substances toxiques. 



 

# 3f Éclairage

L’assainissement collectif est assuré par les collectivités via les stations d’épuration, mais les particuliers raccordés au réseau d’assainissement doivent veiller à leurs branchements et à leurs usages pour limiter les pollutions. L’assainissement non collectif concerne environ 40 % de la population du bassin versant et seulement 32 % de ces installations privées sont conformes, avec des risques de pollution accrus à proximité des cours d’eau et selon la nature des sols. L’amélioration passe par la mise aux normes progressive des installations, avec l’appui des SPANC.  

4 AXE 3 – Prendre soin des rivières
# 4b Éclairage

Les rivières et zones humides du bassin versant conservent un aspect globalement naturel, mais ont été fortement modifiées par l’artificialisation, les aménagements et le drainage, altérant leur bon fonctionnement naturel (régulation des débits et des températures, auto-épuration...). Cela fragilise également des espèces emblématiques (poissons, batraciens, insectes, oiseaux et végétaux des milieux humides...) . Le maintien de cette biodiversité dépend d’un bon état écologique des milieux. Sans restauration des rivières et zones humides, maintien de zones de fraîcheur et rétablissement des continuités écologiques, cet équilibre est menacé.  

# 4d Éclairage

L’EPTB Ardèche a développé l’outil en ligne « Ardèche Inf’eau Plage » pour permettre à tous de profiter des rivières en restant vigilant vis à vis de la sécurité sanitaire et de la préservation du milieu aquatique. Chaque été, il informe sur la qualité des eaux de baignade des 28 plages publiques du bassin versant, avec des données fiables et régulièrement actualisées. Le site rappelle également les éventuelles restrictions d'usages de l'eau en vigueur et propose des conseils de bonnes pratiques pour limiter l’impact des loisirs sur les milieux naturels, pour concilier usages des rivières et respect de l’environnement. 



 

5 AXE 4 – Prévenir les risques d’inondation
# 5b Éclairage

Plus de 19 000 personnes résident en permanence en zone inondable sur le bassin versant de l’Ardèche, notamment dans les plaines de Vallon-Pont-d’Arc, d’Aubenas et à la confluence Ardèche-Beaume-Chassezac. 119 campings sont également situés en zone inondable. Or les inondations peuvent survenir toute l’année et on ne peut pas empêcher les inondations (les volumes d'eau en jeu sont trop considérables). Mais on peut :
- s'adapter en réduisant la vulnérabilité des constructions existantes et évitant d’urbaniser davantage les zones à risques 
- se préparer en renforçant l’alerte, la gestion de crise et la sensibilisation. 


 

# 5d Éclairage

Le risque d’inondation par ruissellement pluvial est encore mal connu mais une étude est en cours pour mieux le comprendre et le localiser. Des actions concrètes pourront être mises en œuvre, comme favoriser l’infiltration de l’eau dans les sols. Il s’agit aussi de ralentir les écoulements ou de les orienter vers des zones moins vulnérables. Des mesures pourront enfin être intégrées dans les documents d’urbanisme pour éviter de nouvelles situations à risques.



 

# 5h Éclairage

La bonne gestion des zones humides et des rivières est un outil fondamental de la prévention des inondations : des zones humides préservées, des versants aménagés pour favoriser la rétention et l’infiltration de l’eau sur place (forêt, agriculture mais aussi zones urbanisées), et des rivières qui fonctionnent naturellement permettent de limiter les vitesses d’écoulement, les volumes et donc les dégâts des crues. 

6 Vous & votre pouvoir d'agir
# 6c Éclairage

Les investissements liés à l’eau potable et à l’assainissement sont financés par les collectivités via la facture d’eau. Sur le bassin versant, le prix moyen est de 2,52 € TTC/m³ pour l’eau potable (moyenne française : 2,32 € TTC) et 1,93 €/m³ pour l’assainissement (moyenne française : 2,37 € TTC) , avec une variation de 1 à 4 selon les collectivités. Ce qui reste bien inférieur au coût de l’eau en bouteille (350 € le m³). Les actions de restauration des milieux aquatiques et de prévention des inondations sont financées par la taxe GEMAPI et le budget général des collectivités. En moyenne, sur le bassin versant de l'Ardèche, cela représente 7,27 € par habitant et par an. 

# 6d 15. Grâce à la concertation préalable du public, vous avez la parole, car l’avenir de l’eau est l’affaire de tous. Faites-nous part de vos inquiétudes, difficultés, attentes ou suggestions. Partagez votre expérience et vos idées pour mieux gérer et protéger le bassin versant de l’Ardèche :